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Le Château

Le Musée de la guerre au Moyen Âge

Le château sert d’écrin au musée de la guerre au Moyen Âge. Son fonds de collection est constitué de plus de 250 pièces d’armes et d’armures anciennes. Epées, arbalètes, armes d’hast, cottes de mailles et autre ribaudequin sont présentés dans les logis de la forteresse.
Quelques belles pièces de mobilier des XIVe et XVe siècles complètent l’ensemble.

Découvrez nos collections à travers une sélection de pièces du musée

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La défense de corps :

  • Cotte de mailles

    Date : vers 1500
    Poids : 8,115 kg et 0,725 kg pour le camail
    Provenance : Suisse ou Allemagne
    Caractéristique : environ 56 000 anneaux
    N° inv. : 8


    Dès le XIIe siècle, la protection du combattant est assurée par une cotte de mailles et un camail (coiffe de mailles). Avec le perfectionnement des armes, des plaques de fer forgé sont progressivement fixées sur les mailles renforçant ainsi certaines parties vitales du corps.

  • Armure trois-quarts

    Date : environ 1535
    Provenance : Allemagne
    Caractéristiques : armure en fer, décorée de bandes verticales séparées de lisières en relief alternativement unies ou gravées de rinceaux et d’angelots dansant ou jouant de la musique.
    N° inv. : 214


    Dès la fin du XIVe siècle, les cottes recouvertes de plaques métalliques sont remplacées par des éléments d’armure. Le casque à visière succède, quant à lui, au heaume. Au XVe siècle, le port du harnois blanc (armure blanchie par le polissage) se généralise. Entièrement articulé et ajusté au cavalier, il le protège de pied en cap. Son usage se poursuit jusqu’au milieu du XVIIe siècle ; la défense de corps reflète alors davantage des goûts esthétiques personnels.

  • Cotte de mailles

    Date : vers 1500
    Poids : 8,115 kg et 0,725 kg pour le camail
    Provenance : Suisse ou Allemagne
    Caractéristique : environ 56 000 anneaux
    N° inv. : 8


    Dès le XIIe siècle, la protection du combattant est assurée par une cotte de mailles et un camail (coiffe de mailles). Avec le perfectionnement des armes, des plaques de fer forgé sont progressivement fixées sur les mailles renforçant ainsi certaines parties vitales du corps.

  • Armure trois-quarts

    Date : environ 1535
    Provenance : Allemagne
    Caractéristiques : armure en fer, décorée de bandes verticales séparées de lisières en relief alternativement unies ou gravées de rinceaux et d’angelots dansant ou jouant de la musique.
    N° inv. : 214


    Dès la fin du XIVe siècle, les cottes recouvertes de plaques métalliques sont remplacées par des éléments d’armure. Le casque à visière succède, quant à lui, au heaume. Au XVe siècle, le port du harnois blanc (armure blanchie par le polissage) se généralise. Entièrement articulé et ajusté au cavalier, il le protège de pied en cap. Son usage se poursuit jusqu’au milieu du XVIIe siècle ; la défense de corps reflète alors davantage des goûts esthétiques personnels.

Les armes individuelles :

  • Epée

    Date : XIVe siècle
    Poids : 1,240 kg
    Longueur : 0,98 m
    Caractéristiques : pommeau rond à ressaut en losange, fusée en bois recouvert de cuir, quillons en losange infléchis vers la lame.
    N° inv. : 127


    L’épée, symbole de pouvoir et de justice, est l’arme par excellence des chevaliers. Les soldats, les prêtres et les civils en sont également équipés. Conçue pour trancher et percer, elle sert à la fois d’arme de combat et de chasse. Sa manipulation nécessite un entraînement technique avec un maître d’arme. Sa conception évolue tout au long du Moyen Âge.

  • Dague

    Date : XVe siècle
    Poids : 0,300 kg
    Longueur : 29 cm
    Caractéristiques : fusée en bronze doré, pommeau évasé, courts quillons en coquille, croisée cannelée, lame avec poinçon.
    N° inv. : 129


    Armes civiles et militaires, la dague est portée à la ceinture. Facile à dissimuler par sa dimension, elle est souvent une arme traître. Les archers en portent pour donner le coup de grâce, une fois l’homme à terre. Le nom des dagues varie en fonction de la forme de la garde : à rouelle, à rognons ou encore à quillons comme celle présentée dont la fusée, de facture raffinée, est habilement travaillée.

  • Marteau de Lucerne

    Date : vers 1500
    Origine : Suisse
    Poids : 2,290 kg
    N° inv. : 32


    Très populaire en Europe médiévale, le marteau de Lucerne est d’origine suisse. Doté d’un bec de corbin opposé à une couronne en quatre saillies éclatantes, ce marteau de guerre est une arme de choc puissante et perforante. Dans le prolongement de la hampe, une longue pointe permet de donner également des coups d’estoc. Conçu pour le combat rapproché, il empêche tout mouvement de l’adversaire en bloquant les articulations de son armure.

  • Epée

    Date : XIVe siècle
    Poids : 1,240 kg
    Longueur : 0,98 m
    Caractéristiques : pommeau rond à ressaut en losange, fusée en bois recouvert de cuir, quillons en losange infléchis vers la lame.
    N° inv. : 127


    L’épée, symbole de pouvoir et de justice, est l’arme par excellence des chevaliers. Les soldats, les prêtres et les civils en sont également équipés. Conçue pour trancher et percer, elle sert à la fois d’arme de combat et de chasse. Sa manipulation nécessite un entraînement technique avec un maître d’arme. Sa conception évolue tout au long du Moyen Âge.

  • Dague

    Date : XVe siècle
    Poids : 0,300 kg
    Longueur : 29 cm
    Caractéristiques : fusée en bronze doré, pommeau évasé, courts quillons en coquille, croisée cannelée, lame avec poinçon.
    N° inv. : 129


    Armes civiles et militaires, la dague est portée à la ceinture. Facile à dissimuler par sa dimension, elle est souvent une arme traître. Les archers en portent pour donner le coup de grâce, une fois l’homme à terre. Le nom des dagues varie en fonction de la forme de la garde : à rouelle, à rognons ou encore à quillons comme celle présentée dont la fusée, de facture raffinée, est habilement travaillée.

  • Marteau de Lucerne

    Date : vers 1500
    Origine : Suisse
    Poids : 2,290 kg
    N° inv. : 32


    Très populaire en Europe médiévale, le marteau de Lucerne est d’origine suisse. Doté d’un bec de corbin opposé à une couronne en quatre saillies éclatantes, ce marteau de guerre est une arme de choc puissante et perforante. Dans le prolongement de la hampe, une longue pointe permet de donner également des coups d’estoc. Conçu pour le combat rapproché, il empêche tout mouvement de l’adversaire en bloquant les articulations de son armure.

  • Guisarme

    Date : fin XVe – début XVIe siècle
    Origine : Italie
    Longueur : 2,33 m
    Caractéristiques : estoc de section quadrangulaire, hampe moderne.
    N° inv. : 23


    Les armes d’hast sont détenues par les fantassins. Leurs fers, de formes variées, sont emmanchés sur une hampe en bois plus ou moins longue. Ces armes permettent aux piétons de couper les jarrets des chevaux, de passer entre les plates des armures ou encore de faucher et piquer les cavaliers. Leur nom varie selon leur forme : hallebarde, vouge, fauchard, langue de bœuf, ou encore guisarme, nom de la pièce présentée ici.

  • Arbalète de chasse à cranequin

    Date : XVIe–XVIIe siècle
    Caractéristique : arc métallique, arbrier en bois couvert d’os en partie supérieure et incrusté de motifs circulaires en os sur les parties latérales, le cranequin métallique est fixé sur l’arbrier par une boucle.
    N° inv. : 199


    L’arbalète est puissante, silencieuse et précise. Elle s’emploie autant comme arme de guerre que de chasse. Largement répandue dans le monde médiéval, les armuriers ont toujours cherché à l’améliorer. Celle-ci s’arme à l’aide d’un cranequin que les hommes portent à la ceinture. Ce cric sert à bander l’arc et permet son usage par les cavaliers.

  • Guisarme

    Date : fin XVe – début XVIe siècle
    Origine : Italie
    Longueur : 2,33 m
    Caractéristiques : estoc de section quadrangulaire, hampe moderne.
    N° inv. : 23


    Les armes d’hast sont détenues par les fantassins. Leurs fers, de formes variées, sont emmanchés sur une hampe en bois plus ou moins longue. Ces armes permettent aux piétons de couper les jarrets des chevaux, de passer entre les plates des armures ou encore de faucher et piquer les cavaliers. Leur nom varie selon leur forme : hallebarde, vouge, fauchard, langue de bœuf, ou encore guisarme, nom de la pièce présentée ici.

  • Arbalète de chasse à cranequin

    Date : XVIe–XVIIe siècle
    Caractéristique : arc métallique, arbrier en bois couvert d’os en partie supérieure et incrusté de motifs circulaires en os sur les parties latérales, le cranequin métallique est fixé sur l’arbrier par une boucle.
    N° inv. : 199


    L’arbalète est puissante, silencieuse et précise. Elle s’emploie autant comme arme de guerre que de chasse. Largement répandue dans le monde médiéval, les armuriers ont toujours cherché à l’améliorer. Celle-ci s’arme à l’aide d’un cranequin que les hommes portent à la ceinture. Ce cric sert à bander l’arc et permet son usage par les cavaliers.

L’artillerie à feu :

  • Orgue à 12 tubes

    Date : XVIe siècle
    Origine : Allemagne (?)
    Caractéristiques : 12 canons de 66,5 cm de longueur recouverts d’une peinture d’origine de couleur alternativement vermillon et verte.
    Projectile : balle de plomb de calibre 16 à 18 mm
    N° inv. : 58


    Le ribaudequin, ou orgue, est une arme à poudre capable de balayer un large rayon du champ de bataille. La mise à feu se fait à l’arrière grâce à un rail qui relie les lumières des 12 canons. Les dessins réalisés par Léonard de Vinci ont permis de reconstituer l’affût en bois de cette arme. Les canons, quant à eux, date du XVIe siècle.

  • Bombarde

    Reconstitution historique d’après une pièce originale, datant du milieu du XVe siècle, conservée au musée de l’Armée.
    Poids : 1 300 kg
    Longueur : 2 m
    Cadence de tir : 1 tir à l’heure
    Projectiles : boulet de pierre de 130 kg


    C’est au début du XIVe siècle que sont mises au point les premières armes à poudre. La bombarde est la plus imposante. Conçue en fer forgé, elle pèse plusieurs tonnes. Celle-ci est un moulage d’une bombarde conservée au musée de l’Armée provenant d’un village de Touraine (la Chapelle-aux-Naux). 

  • Orgue à 12 tubes

    Date : XVIe siècle
    Origine : Allemagne (?)
    Caractéristiques : 12 canons de 66,5 cm de longueur recouverts d’une peinture d’origine de couleur alternativement vermillon et verte.
    Projectile : balle de plomb de calibre 16 à 18 mm
    N° inv. : 58


    Le ribaudequin, ou orgue, est une arme à poudre capable de balayer un large rayon du champ de bataille. La mise à feu se fait à l’arrière grâce à un rail qui relie les lumières des 12 canons. Les dessins réalisés par Léonard de Vinci ont permis de reconstituer l’affût en bois de cette arme. Les canons, quant à eux, date du XVIe siècle.

  • Bombarde

    Reconstitution historique d’après une pièce originale, datant du milieu du XVe siècle, conservée au musée de l’Armée.
    Poids : 1 300 kg
    Longueur : 2 m
    Cadence de tir : 1 tir à l’heure
    Projectiles : boulet de pierre de 130 kg


    C’est au début du XIVe siècle que sont mises au point les premières armes à poudre. La bombarde est la plus imposante. Conçue en fer forgé, elle pèse plusieurs tonnes. Celle-ci est un moulage d’une bombarde conservée au musée de l’Armée provenant d’un village de Touraine (la Chapelle-aux-Naux). 

Les machines de jet :

Le château de Castelnaud expose d’exceptionnelles reconstitutions de machines de jet du Moyen Âge, grandeur nature. Tous les engins d’artillerie à traction ou à contrepoids étant construits en bois, peu d’entre eux sont parvenus jusqu’à nous. Les seules sources écrites permettant leur reconstitution proviennent de livres de comptes, de miniatures, de recueils de dessins et de traités d’ingénieurs militaires du XIIIe et XIVe siècle tels que Villard de Honnecourt ou Konrad Kyeser. L’iconographie médiévale a été minutieusement étudiée pour permettre la restitution d’engins à taille réelle.

  • La perrière

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à traction humaine
    Cadence de tir : 1 à 3 tirs à la minute
    Projectiles : pierres de 2,5 à 15 kg
    Portée : 50 à 80 m


    Cette machine à traction humaine est la moins puissante des machines de jet. Les hommes tiraient sur les cordes pour faire basculer le bras et lancer des pierres. Considérée davantage comme un engin de défense, elle était très efficace contre les charges d’assaillants. Les reconstitutions ont démontré qu’un boulet d’un kilo atteint sa cible à 140 km/h.

  • Le mangonneau

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à contrepoids fixe
    Cadence de tir : 1 à 3 tirs à l’heure
    Portée : 100 m


    Apparu vers la fin du XIIe siècle, cet engin dispose d’un contrepoids fixe de plusieurs tonnes. Les ingénieurs n’ont pas encore compris les avantages du poids articulé qui équipera plus tard les trébuchets.

  • Le trébuchet

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à contrepoids mobile
    Cadence de tir : 1 à 2 tirs à l’heure
    Projectiles : boulet de pierres de 100 kg
    Portée : 200 m


    Equipé d’un contrepoids articulé, cet engin a été utilisé jusqu’au XVIe siècle. Malgré une cadence de tir faible, un à deux tirs à l’heure, il s’agit de la plus puissante et de la plus précise des machines du Moyen Âge. Véritable arme de dissuasion, elle a fait capituler de nombreuses places à sa simple vue.

  • La perrière

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à traction humaine
    Cadence de tir : 1 à 3 tirs à la minute
    Projectiles : pierres de 2,5 à 15 kg
    Portée : 50 à 80 m


    Cette machine à traction humaine est la moins puissante des machines de jet. Les hommes tiraient sur les cordes pour faire basculer le bras et lancer des pierres. Considérée davantage comme un engin de défense, elle était très efficace contre les charges d’assaillants. Les reconstitutions ont démontré qu’un boulet d’un kilo atteint sa cible à 140 km/h.

  • Le mangonneau

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à contrepoids fixe
    Cadence de tir : 1 à 3 tirs à l’heure
    Portée : 100 m


    Apparu vers la fin du XIIe siècle, cet engin dispose d’un contrepoids fixe de plusieurs tonnes. Les ingénieurs n’ont pas encore compris les avantages du poids articulé qui équipera plus tard les trébuchets.

  • Le trébuchet

    Reconstitution historique
    Caractéristiques : machine à contrepoids mobile
    Cadence de tir : 1 à 2 tirs à l’heure
    Projectiles : boulet de pierres de 100 kg
    Portée : 200 m


    Equipé d’un contrepoids articulé, cet engin a été utilisé jusqu’au XVIe siècle. Malgré une cadence de tir faible, un à deux tirs à l’heure, il s’agit de la plus puissante et de la plus précise des machines du Moyen Âge. Véritable arme de dissuasion, elle a fait capituler de nombreuses places à sa simple vue.

  • La grande arbalète à tour

    Reconstitution historique d’après un arbrier original, datant du début du XIVe siècle, conservé en Allemagne
    Poids : 200 kg
    Caractéristiques : arc composite, corde en chanvre tressée


    Cette arbalète géante, installée à un poste fixe, est utilisée par les défenseurs de places fortes. L’avantage de l’engin réside dans sa précision et sa portée de tir : 300 m pour un carreau d’un mètre. L’arbrier original, utilisé pour cette reconstitution, date de 1336. Il est conservé au musée de Quedlimbourg en Allemagne.

  • La grande arbalète à tour

    Reconstitution historique d’après un arbrier original, datant du début du XIVe siècle, conservé en Allemagne
    Poids : 200 kg
    Caractéristiques : arc composite, corde en chanvre tressée


    Cette arbalète géante, installée à un poste fixe, est utilisée par les défenseurs de places fortes. L’avantage de l’engin réside dans sa précision et sa portée de tir : 300 m pour un carreau d’un mètre. L’arbrier original, utilisé pour cette reconstitution, date de 1336. Il est conservé au musée de Quedlimbourg en Allemagne.